Pourquoi j'ai arrêté d'utiliser Google Keep

Pendant longtemps, Google Keep était mon réflexe.

Une idée me traversait l'esprit ? J'ouvrais Keep.

Un livre à lire ? Une note.

Une idée de projet ? Une note.

Quelque chose à ne pas oublier ? Une note.

Au début, c'était parfait. L'application est rapide, s'ouvre en quelques secondes et permet de capturer une pensée sans effort. C'était exactement ce dont j'avais besoin.

Puis les semaines sont devenues des mois.

Et sans vraiment m'en rendre compte, mes notes se sont accumulées.

Certaines étaient importantes. D'autres étaient juste une idée qui m'avait traversé l'esprit quelques secondes. Quelques-unes étaient devenues inutiles depuis longtemps. Beaucoup n'étaient jamais relues.

Le problème n'était pas Google Keep.

Le problème, c'était moi.

Enfin… plus précisément, c'était la façon dont mon cerveau fonctionnait.

J'ai commencé à remarquer une chose étrange.

Quand une idée arrivait, je la notais dans Keep.

Sur le moment, je ressentais un soulagement.

Puis je refermais l'application.

Et je n'y retournais presque jamais.

Je pensais pourtant avoir résolu le problème.

En réalité, je l'avais simplement déplacé.

Au lieu d'avoir des pensées dans ma tête, j'avais maintenant des dizaines de notes dans une application.

Elles étaient en sécurité, mais elles ne suivaient aucun chemin.

Elles attendaient.

Indéfiniment.

Le vrai déclic est arrivé lorsque je me suis rendu compte que capturer une pensée n'était que la première moitié du travail.

Je croyais que mon besoin était de prendre des notes rapidement.

En fait, mon besoin était tout autre.

J'avais besoin de savoir ce qu'une pensée allait devenir.

Est-ce une action ?

Une idée à conserver ?

Quelque chose qui peut attendre ?

Ou simplement une pensée qui n'a plus aucune importance aujourd'hui ?

Google Keep répond très bien à la première question :

« Comment capturer rapidement une idée ? »

Mais il ne répond pas à la suivante :

« Et maintenant, qu'est-ce que j'en fais ? »

La plupart de mes notes restaient figées dans un immense tiroir numérique.

Je pouvais les rechercher.

Je pouvais les étiqueter.

Je pouvais les classer.

Mais au fond, elles continuaient simplement à s'accumuler.

Petit à petit, j'ai compris que je n'avais pas besoin d'une meilleure application de notes.

J'avais besoin d'un meilleur processus.

Je ne voulais pas organiser immédiatement chaque pensée qui me traversait l'esprit. Quand une idée arrive, je n'ai pas envie de réfléchir à son projet, sa catégorie ou son niveau de priorité.

Je veux simplement être certain de ne pas la perdre.

La décision peut venir plus tard.

Cette différence paraît subtile.

Pour moi, elle a tout changé.

C'est en cherchant à résoudre ce problème que NotNow est né.

Au départ, ce n'était même pas un projet destiné à être publié.

Je voulais simplement construire l'outil dont j'avais besoin.

Lorsque j'ouvre NotNow, je ne me demande pas où ranger ma pensée.

Je l'écris.

Puis je retourne à ce que j'étais en train de faire.

Plus tard, lorsque j'ai quelques minutes, je reprends ces pensées une par une.

Certaines deviennent des actions.

D'autres sont simplement des idées que je souhaite conserver.

Certaines peuvent attendre.

Et beaucoup finissent archivées, parce qu'elles n'ont finalement plus d'importance.

Ce qui a changé, ce n'est pas ma capacité à prendre des notes.

C'est le fait que chaque pensée possède désormais un véritable chemin de sortie.

Elle n'est plus condamnée à rester indéfiniment dans une liste qui grandit chaque jour.

Aujourd'hui, je continue d'utiliser plusieurs outils.

Google Agenda pour mes rendez-vous.

D'autres applications pour organiser certains projets.

NotNow n'a jamais eu vocation à remplacer tout cela.

Il intervient avant.

À cet instant très particulier où une pensée apparaît et où je n'ai ni le temps ni l'envie de décider immédiatement ce qu'elle deviendra.

C'est ce moment-là qui me posait problème.

Et c'est finalement ce problème-là que j'avais envie de résoudre.

Peut-être que Google Keep correspond parfaitement à votre manière de fonctionner.

Mais si, comme moi, vous avez déjà ouvert votre application de notes en vous demandant pourquoi des centaines d'idées s'y accumulent sans jamais vraiment vivre, alors le problème n'était peut-être pas votre mémoire.

C'était simplement qu'après avoir capturé vos pensées… il leur manquait un chemin pour continuer leur route.

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